Deutsch-französische interparlamentarische Zeitung/ Journal interparlementaire franco-allemand

Entrée de juin 2008

La nouvelle politique fiscale du parti libéral allemand

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Le FDP (Freie demokratische Partei) a présenté, lors du 59e congrès du parti, qui s’est tenu le 28 mai à Munich, un modèle d’imposition radical et simplifié, décliné en 3 tranches d’imposition : les revenus inférieurs à 20 000 euros seront imposés de 10 %, les revenus compris entre 20 000 et 50 000 euros de 25 % et les revenus supérieurs à 50 000 euros de 35 %. De plus, le FDP prévoie une suppression de l’impôt sur les revenus les plus élevés. Ceci permettrait un allègement fiscal à hauteur de 25 milliards d’euros financé par une politique de lutte contre la fraude fiscale et une restructuration de l’Agence pour l’emploi (Bundesagentur für Arbeit). Le FDP souhaite par ailleurs introduire une « allocation citoyenne » (Bürgergeld) contenant des mesures incitatives au travail. Enfin, le parti veut abaisser le prix des ressources énergétiques en augmentant la TVA de 7 % et, au besoin, en diminuant la taxe écologique.

Le programme social du FDP repose presque exclusivement sur une diminution des charges fiscales au détriment, selon l’ancien chef du parti Klaus Kinkel, de la formulation d’une véritable politique de l’enseignement et de la recherche. A cette fin et pour gagner la cause des classes moyennes, les jeunes libéraux ont exigé une réorientation du parti et une ouverture programmatique vers des thématiques sociales, tels que la famille, l’éducation ou encore l’égalité des chances. Ces revendications ont été rejetées par le Chef du FDP, Dirk Niebel, pour qui la politique fiscale tient une place centrale au sein du parti. C’est avant tout pour se distinguer du modèle fiscal concurrent des socio-chrétiens de la CSU (Christlich-soziale Union) bavaroise, que le FDP a insisté, lors de ce congrès, sur son attachement aux valeurs de solidarité et aux libertés citoyennes.

Claire ROTHFUSS

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Les concepts financiers du SPD et de la CDU

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Tant du côté des socio-démocrates (Sozialdemokratische Partei Deutschlands, SPD) que des chrétien-démocrates (CDU), la priorité est à la consolidation budgétaire au moins jusqu’au terme de l’actuelle législature en 2009. Une fois l’équilibre des comptes publics rétabli, le SPD préconise, par la voix de son secrétaire général Kurt Beck, une baisse des charges sociales, financée par une hausse de l’impôt sur les revenus les plus élevés. Au contraire, la CDU privilégie une baisse des impôts.

Le SPD s’oppose catégoriquement à une baisse des impôts. En effet, selon Kurt Beck, ce sont avant tout les charges sociales et non les impôts qui pèsent sur les revenus faibles et moyens. Ainsi, la part des charges sociales, actuellement de 40 %, doit être ramenée sous la barre des 36 % sans que cela ne porte atteinte au système de sécurité sociale. Les coûts engendrés par une telle mesure, évalués à quelques milliards d’euros, seraient financés par une hausse de l’impôt sur les revenus les plus élevés. A l’avenir, le taux d’imposition maximale pour les revenus annuels d’un célibataire supérieurs à 125 000 euros (et non plus 250 000 euros) et ceux d’une personne mariée supérieurs à 250 000 (et non plus 500 000 euros) serait porté à 45 %. Par ailleurs, le parti envisage la réintroduction de l’impôt sur la fortune supprimé en 1997, qui nécessite une majorité politique au Bundestag. Etant donné le niveau élevé de la dette publique, Kurt Beck a réaffirmé la volonté du parti de maintenir, sur le court et moyen termes, le niveau d’imposition et des charges sociales à taux constant ; les marges de manœuvres résideraient dans une meilleure répartition des richesses. Cette position a donné lieu à des dissensions internes au parti, l’aile gauche refusant de considérer la consolidation budgétaire comme une finalité politique.

La CDU a émis de fortes critiques à l’égard du concept financier social-démocrate. Selon la chancelière Angela Merkel, celui-ci se réduit à une « redistribution et à une hausse des impôts » aux effets nuisibles sur la cohésion sociale. Selon le secrétaire général de la CDU, Ronald Pofalla, la hausse des impôts défendue par le SPD pèserait fortement sur les revenus des classes moyennes. Mais de même que pour le SPD, la CDU considère la baisse des charges sociales déterminante pour la création d’emplois et la compétitivité internationale des exportations allemandes. Ainsi, l’objectif est de maintenir les charges salariales en dessous de 40 % et d’augmenter la part des investissements dans la recherche à 3% du PIB jusqu’en 2010. La chancelière a exclu une baisse des impôts avant la fin de l’actuelle législature. Cette mesure n’est envisageable qu’une fois la dette publique résorbée. Les seules marges de manœuvre possibles résideraient dans l’allègement des charges de l’indemnisation chômage engendré par une baisse du taux de chômage.

Claire ROTHFUSS

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L’Allemagne est-elle un partenaire privilégié pour promouvoir les projets de la présidence française de l’Union Européenne ?

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

La présidence française de l’Union Européenne s’approche. Peut-être cette présidence sera-t-elle la dernière à plein temps pour la France avant que les nouvelles modalités du Traité de Lisbonne entreront en vigueur.

Tandis que la présidence allemande avait pour l’objectif de relancer la discussion sur un nouveau traité pour l’Union Européenne, la présidence française pourrait maintenant aborder des questions de fonds si le référendum en Irlande permettrait la ratification du Traité de Lisbonne. Effectivement, les objectifs de la présidence française s’affichent déjà en nombre de six : l’énergie et le climat, la défense commune, le bilan de la santé de la PAC et ainsi l’avenir de la politique agricole commune, l’immigration, l’application du Traité de Lisbonne avec la nomination du Président du Conseil Européen, le Haut Représentant de la Politique Etrangère et l’Union pour la Méditerranée. Néanmoins, les propositions précises se font encore attendre malgré des travaux préparatoires à tous les niveaux. Le travail de coordination entre les parlementaires, les chefs d’états et les chefs de gouvernement avant juillet sera effectivement important pour que l’Union Européenne avec ses 27 états-membres puisse enfin avancer sur les priorités françaises. Mais est-ce qu’il y aurait une position commune du couple franco-allemand sur les priorités françaises au cours du deuxième semestre 2008 ?

Selon Charles Grant du Centre for European Reform, un think-tank situé à Londrès « The Germans number one rule is no surprises, and Sarkozy keeps springing surprises. » Par conséquent, une coopération franco-allemande qui prendra en compte le goût d’organisation et de coordination précoce des Allemands est indispensable pour éviter un nouveau blocage. Le projet de l’Union pour la Méditerranée a déjà fait preuve d’un tel blocage en raison des démarches unilatérales. Si la démarche française s’inscrirait dans une autre logique différente celle autour de l’Union pour la Méditerranée, l’Allemagne pourrait devenir un partenaire privilégié sur les dossiers défense, l’immigration et l’application du Traité de Lisbonne. Le dossier d’énergie et de climat se heurte à la décision de la sortie du nucléaire – une décision qui ne sera pas remise en question ouvertement avant 2009 en Allemagne. De même, l’essai de lancer déjà les discussions sur l’avenir de la PAC est pris en compte sur le côté allemand mais les avis à Berlin et à Paris resteront peut-être divergents sur le dossier de l’agriculture commune.

Les priorités s’affichent ainsi dans des nombreux domaines ce qui fait surgir un scepticisme propice aux Allemands: les objectifs pour la présidence françaises sont-elles trop ambitieuses ? Est-ce que une telle variété de priorités permettrait-elle d’avancer sur le fonds ? Dans cette perspective, il reste rassurant que les relations franco-allemandes ne se fassent pas seulement au niveau de chefs d’états et de gouvernement – un travail a été déjà commencé qui ne fait pas la une en comparaison avec le couple médiatisé Merkel-Sarkozy. Néanmoins, au moment où les précisions sur les priorités françaises ne sont pas encore clairement affichées, l’Allemand restera sceptique et anxieux.

Anne TIEDEMANN

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Revue de presse allemande : L’affaire Liechtenstein II

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Révélée au public le 14 février 2008, avec la perquisition du domicile de Klaus Zumwinkel, jusque là PDG de la Deutsche Post, l’affaire dite Liechtenstein II occupe le paysage médiatique allemand. Au centre de ces révélations se trouvent les grandes figures du journalisme d’investigation allemand, le journaliste Hans Leyendecker de la Süddeutsche Zeitung (SZ) et l’hebdomadaire Der Spiegel. Face à des informations incertaines, voire contradictoires, les journaux allemands soulignent la place de l’incertitude et vont jusqu’à qualifier l’affaire de ‘roman policier’.

Le contexte : l’évasion fiscale au Liechtenstein

Le droit liechtensteinois des fondations facilite l’évasion fiscale.

Les ‘Stiftungen’, fondations locales de droit liechtensteinois permettent au ‘fondateur’ de garder l’anonymat. Imposées à hauteur forfaitaire annuelle de 635 euros, ces fondations peuvent être dissoutes à tout moment. Pour ces raisons, le ministère public allemand considère que le système des fondations « a visiblement pour seul but la fraude fiscale »1.

La confrontation entre les deux pays a son origine dans l’affaire dite Liechtenstein I.

Connue sous le nom ‘Liechtenstein I’ ou bien ‘affaire Batliner’, cette affaire à la suite d’une dénonciation avait permis à l’administration allemande en 1997 de découvrir des fraudes fiscales. Ce scandale avait entraîné de la part du Liechtenstein des premières réformes de son système bancaire afin de contrer le crime organisé.

L’affaire Liechtenstein II a été déclenchée par un informateur liechtensteinois.

Selon la Liechtenstein Global Trust (LGT) et Der Spiegel, les informations sur l’évasion fiscale par l’intermédiaire de la LGT ont été vendues par Heinrich Kieber à l’équivalent allemand de la DST, le BND (Bundesnachrichtendienst). L’ancien employé de la LGT était en 2001 et 2002 chargé de la digitalisation des archives. Ayant réalisé des copies illégales, il a vainement tenté de faire chanter la LGT. Selon Der Spiegel M. Kieber a en 2007 vendu des copies des listings de contribuables concernés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni.2 Contacté par lui en janvier 2006, le BND, pour le compte de l’administration fiscale, en contrepartie des informations, lui a versé la somme de 4,6 millions d’euros et lui a procuré une nouvelle identité. Par ailleurs, l’administration est en possession de données dont on ignore la source, d’au moins une autre banque liechtensteinoise.3

Les circonstances particulières de l’obtention des informations ont donné lieu à de vives controverses.4 Quatre avocats allemands ont porté plainte contre le BND pour infraction au secret fiscal. Toutefois, et contrairement au droit américain (« fruit of the poisonous tree-doctrine »), le droit allemand, selon les expertises les plus récents, considère que ces circonstances ne s’opposent pas à l’utilisation des données par l’enquête.5

L’enquête menée par les investigateurs de Liechtenstein I prend de l’ampleur

Les autorités des Länder sont compétentes et ont chargé la NRW de l’investigation.

En Allemagne, la compétence en matière de lutte contre la fraude fiscale revient aux Länder. Etant donné le niveau d’expertise des autorités fiscales de la Rhénanie du Nord Westphalie (NRW), chargées de l’enquête Liechtenstein I, celles-ci sont de nouveau chef de file.6 Le Parquet de Bochum conduit des investigations avec l’aide d’autres procureurs, divers services d’investigation en fraude fiscale de la NRW et la police judiciaire d’Essen.

Les enquêtes concernent des particuliers ainsi que des employés de banques en RFA.

Menées depuis 2007, les enquêtes portent sur environ 600 à 700 contribuables.7 Selon des cercles proches du gouvernement, la fraude pourrait porter sur un montant total de 3,4 milliards d’euros.
L’affaire semble concerner un certain nombre de notables, dont des anciens députés ; Klaus Zumwinkel a été contraint à la démission et Karl Betzl, commissaire chargé de la protection des données du Land de Bavière, a été suspendu de ses fonctions suite à une perquisition à son domicile.
Depuis le 18 février, l’administration fiscale a perquisitionné des banques, dont Metzler, Dresdner Bank et UBS, dont des employés sont soupçonnés d’avoir contribué aux fraudes.
Les chiffres précités n’ont pas encore fait objet d’une confirmation officielle. Le procureur de la République a confirmé que les investigations se révélaient fructueuses. Jusqu’à présent, elles ont rapporté des rappels à hauteur de 27,8 millions d’euros.8

Les répercussions : au-delà du débat socio-politique allemand, au niveau européen un durcissement de la lutte contre la fraude fiscale fait l’objet d’un débat

L’Allemagne discute son modèle social.

L’affaire intervient à un moment où le débat sur l’impact social des reformes économiques récentes touchant les plus défavorisés, face à des salaires des dirigeants perçus par certains comme disproportionnés, est à l’ordre du jour. Cela explique notamment l’importance des réflexions actuelles sur ‘l’immoralité de la fraude fiscale’ (‘Steuermoral’).

Des réactions internationales diverses.

Le Liechtenstein et d’autres paradis fiscaux se sentent concernés.

La famille princière étant propriétaire de la LGT, le Liechtenstein est directement concerné par les accusations de l’Allemagne de faire preuve de mauvaise volonté à coopérer. Le prince héritier Alois du Liechtenstein dénonce une ‘attaque massive’ contre son pays et annonce qu’il engagera des recours en justice.9 Die Welt parle d’une crise d’Etat.10 La visite officielle du Chef du gouvernement et Ministre des finances du Liechtenstein Otmar Hasler à Berlin, le 20 février, en vue de la ratification de l’adhésion de son pays à l’espace Schengen par l’Allemagne, a néanmoins donné lieu à des promesses de réforme.
La presse suisse craint la remise en cause du secret bancaire.11 Le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Die Weltwoche dénonce la ‘fatwa d’un système fiscal fondamentaliste’.

A l’exception du Danemark, des pays concernés par la fraude sont intéressés par les informations allemandes, voire par une démarche collective.

L’Allemagne envisage une démarche internationalement concertée pour contrer la fraude fiscale. Pourtant, la tentative de M. Steinbrück, lors du Conseil Ecofin de mars 2008, d’élargir le champ d’application de la directive européenne concernant la taxation d’épargne a échoué.
Les Etats-Unis et la Grande-Bretagne ont commencé à enquêter en été 2007.12 Suède, Finlande et Norvège, les Pays-Bas, l’Italie et l’Australie ont annoncé leur intérêt, voire des enquêtes. En revanche, le Danemark se défend d’utiliser des données de ‘receleur’, une position critiquée par une partie de sa presse.13 En Espagne, la presse s’intéresse aux problématiques de blanchissement d’argent du trafique de drogue colombien. Aussi, selon El Pais, l’argent du scandale de corruption de Marbella, qui en 2006 avait contraint à la démission l’administration entière de cette station balnéaire de luxe, pourrait se trouver dans la principauté. El Mundo annonce que le listing allemand s’avère fructueux, mais que, en raison de la situation juridique, les administrations hésitent à engager des enquêtes.14

Laura GORES

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Frankreichs „Rückkehr“ in die NATO: Ein Bruch mit der gaullistischen Verteidigungsdoktrin?

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Vier Jahrzehnte nach seinem Austritt aus der integrierten Militärstruktur scheint sich Frankreich wieder der Nato anzunähern. Nach Sarkozys Plänen soll dieser Wandel mit einer Verstärkung der europäischen Militärsstrukturen einhergehen.

Beim Gipfeltreffen in Bukarest Anfang April äußerte Staatspräsident Sarkozy seinen Wunsch, schon beim Jubiläumsgipfel im April 2009 „den Prozess der Erneuerung der französischen Beziehung zur Nato abzuschließen“. Er bereitet damit das Ende einer gewissen französischen Ausnahmestellung in der Verteidigungspolitik vor.

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Historisch betrachtet ist die Beziehung zwischen Frankreich und der Nato von zahlreichen abgebrochenen Schritten gekennzeichnet. Obwohl de Gaulle 1966 der Nato-Militärstruktur den Rücken gekehrt hatte, beteiligte sich Frankreich allerdings im Großen und Ganzen weiterhin an der gesamten politischen und militärischen Struktur des Bündnisses. Nur am Verteidigungsplanungsausschuss und an der Nuklearen Planungsgruppe war es nicht mehr beteiligt.

1991 hatte François Mitterrand den Zusammenbruch des Ostblocks zu einer NATO-Reform samt einer französischen „Rückkehr“ nutzen wollen, allerdings ohne Erfolg. Der letzte Annäherungsversuch fand 1995/96 unter Jacques Chirac statt. Der Präsident hatte seine „Rückkehr“-Initiative mit dem Ehrgeiz verbunden, das Oberkommando Süd für einen Europäer zu beanspruchen, was auch zum Scheitern führte. Dies hinderte ihn allerdings nicht daran, die französische Rolle in der Nato beständig zu vergrößern: Bei Nato-Operationen wie in Kosovo oder in Afghanistan stieg Frankreich zu einem der wichtigsten Truppensteller auf.
Einen echten „Bruch“ mit der Politik seiner Vorgänger macht Sarkozy also nicht. Darüber hinaus will Frankreich auch nach der „Rückkehr“ der Nuklearen Planungsgruppe fernbleiben. Anders ist es mit dem Ausschuss für Verteidigungsplanung: Da Frankreich mittlerweile bei NATO-Einsätzen praktisch überall dabei ist, sollen die Entscheidungen nicht mehr an Paris vorbeilaufen, was eine Wiedereingliederung in diesen Ausschuss rechtfertige. Der angekündigte Wandel hat aber vielmehr einen starken Bezug zum Symbolischen, das Frankreich jedoch stets sehr am Herzen liegt.

Nach Pariser Einschätzung sind die Bedingungen für eine „Rückkehr“ derzeit günstiger denn je: Angesichts der gewaltigen Kosten des Irakkrieges drängen die USA die Europäer zu höheren Militärausgaben und signalisieren dabei mehr Verständnis für eine eigene europäische Militärintegration. Und anders als 1995/96 leistet Paris heute den zweitgrößten Beitrag an Personal und ist drittgrößter Beitragszahler der NATO.

Um nicht wie Chirac am Streit um NATO- Führungsposten zu scheitern, will Sarkozy nach Informationen aus Diplomatenkreisen in Personalfragen Zugeständnisse machen. So könnte für einige den Europäern vorbehaltene Posten das Rotationsprinzip eingeführt werden. Sarkozys Strategie besteht darin, Fortschritte beim Ausbau einer gemeinsamen europäischen Verteidigungs- und Sicherheitsstruktur mit einer Neudefinition der Nato zu verknüpfen. In seiner ersten großen außenpolitischen Rede vor der Konferenz französischer Botschafter Ende August 2007 hatte er die „Rückkehr“ in die Integration mit einer grundlegenden „Erneuerung der Nato“ und dem parallelen Ausbau der europäischen, das heißt eigenständigen Verteidigungsstrukturen verknüpft. In dieser Hinsicht könnte das zweite Halbjahr 2008 bedeutende Entwicklungen mit sich bringen: Die Fortentwicklung der gemeinsamen EU-Verteidigungspolitik gehört nämlich zu den vorrangigen Zielen der französischen EU-Präsidentschaft.

Adeline DEFER

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Un couple franco-allemand fort malgré la presse négative ?

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Nicolas Sarkozy a profité de la cérémonie de remise du prix Charlemagne pour contrer l’image d’un couple franco-allemand qui a perdu de son importance, voire qui se divise. Selon le Président de la République, il ne faut pas croire la presse – soit en France, soit en Allemagne ou partout en Europe – qui a remis en question l’avenir d’un couple franco-allemand fort. Au contraire, Nicolas Sarkozy considère Angela Merkel comme une femme courageuse et intelligente qui a rassemblé l’Europe autour du traité de Lisbonne par un effort acharné.

Si Nicolas Sarkozy a souligné son admiration pour Angela Merkel le 1er mai 2008, le couple franco-allemand avait auparavant brillé à la une des journaux en raison du report de la réunion Blaesheim et du projet de l’Union pour la Méditerranée cher au Président de la République. Ainsi le journal anglais « The Economist » a publié un article intitulé « The Franco-German relationship. The awkward partners » (paru le 15 mars) qui a confronté les styles, les idées et les démarches des deux leaders en mettant en avant les problèmes potentiels, tant au niveau bilatéral qu’au niveau européen. Effectivement, la construction européenne a toujours connu des avancées dès lors que le couple franco-allemand s’est accordé sur un sujet. L’accord entre les deux a influencé de manière positive des idées ouvrant de nouveaux volets de l’Union Européenne comme par exemple la politique monétaire commune avec l’introduction de l’euro. Le couple a lancé des projets d’avant-garde comme le manuel d’histoire franco-allemand mais c’était aussi ce couple qui avait influencé les acquis du pacte de croissance et de stabilité en 2004. Néanmoins, un regard complet sur le couple franco-allemand doit absolument tenu compte des institutions, des coopérations et des réseaux qui dépassent la relation entre chefs de gouvernement français et allemands. L’amitié franco-allemande a été un projet conçu d’en haut, en l’occurence par Adenauer et de Gaulle, mais qui s’est transformé au cours des années en normalité. La normalité à grande échelle représente aujourd’hui à bien des égards un acquis et un risque en même temps.

L’acquis de ce rapprochement est évident : nous ne sommes plus seulement des Français ou des Allemands mais des Européens. Nous regardons ARTE et nous achetons un camembert français au supermarché allemand et sur un plan politique nous avons toujours l’espoir que les diplomates français et allemands s’accorderont à fin de la journée sur des propositions communes. Les fonctionnaires dans les deux pays ont l’occasion de faire des expériences dans le pays partenaire pour ainsi mieux comprendre les méthodes de travail et les cultures différentes. L’OFAJ agissait contre la nature oublieuse de l’homme auprès de la jeunesse et promeut encore aujourd’hui de nombreux échanges entre les jeunes allemands et français. Voilà à quel point la coopération franco-allemande s’est normalisée. Cependant, une normalisation porte en soi le risque de l’oubli, de l’ennui et de la fatigue.

La médiation d’un litige possible entre les dirigents français et allemands est-elle née de cette fatigue et de cet ennui? De même que quelques-uns réclament M Blair comme nouveau Président du Conseil Européens pour « rendre l’Europe plus sexy », le couple franco-allemand pourrait profiter d’une médiatisation accrue de ses deux leaders. S’agit-il donc d’un effet « Tokyo Hotel » au niveau politique pour le couple franco-allemand, c’est-à-dire le phénomène d’une nouvelle reconnaissance par une voie intermédiaire ? Sans aucun doute, toute l’Allemagne connaît aujourd’hui la nouvelle femme du Président français mais une nouvelle reconnaissance des atouts du couple franco-allemand est loin d’apparaître. Ce manque de reconnaissance pèse encore plus lourd compte tenu du fait que le fondement des relations franco-allemandes continue à fonctionner silencieusement. Déjà Aristote dans son éthique de Nicomaque, qui avait pour but de guider le politique dans son travail, a fait l’éloge du milieu entre deux vertus. Par conséquent, les relations franco-allemandes devraient chercher à éviter les extrêmes ce qui sera finalement aussi le travail de Mme Merkel et de M Sarkozy.

Anne TIEDEMANN

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La grève des conducteurs de train - symptôme d’une fragilisation du modèle syndical allemand

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Pendant près d’un an, les grèves à répétition du syndicat allemand des conducteurs de train (Gewerkschaft Deutscher Lokomotivführer, GDL) dirigées contre la politique tarifaire de la compagnie ferroviaire allemande (Deutsche Bahn, DB) ont agité le milieu syndical outre-Rhin. Plus qu’un simple conflit salarial, le « cas GDL » donne un éclairage sur l’évolution des modes de participation et de négociation des syndicats allemands.

Il illustre en effet l’apparition de syndicats de métiers conduisant à une érosion interne des normes tarifaires et à une remise en cause de la politique tarifaire autonome allemande, qui a fait le succès du modèle syndical allemand jusque dans les années 80. Cet article propose d’étudier l’impact de ces évolutions sur la conduite de la politique tarifaire allemande ainsi que la réaction des syndicats allemands face aux changements du paysage syndical.

Selon le directeur de la DB, les revendications de départ du GDL remettaient en cause l’équilibre syndical et menaçaient la « paix salariale ». Une hausse unilatérale des salaires impliquait une réévaluation des salaires de l’ensemble des professions que compte la DB. Pourtant, cela n’a pas empêché le syndicat de parvenir à ses fins le 30 janvier 2008 dans un accord prévoyant une hausse de 11% des salaires et l’attribution d’une convention tarifaire autonome. En outre, l’une des principales conditions posées par la DB afin d’éviter l’érosion tarifaire, consistant à obliger le GDL à négocier à l’avenir avec les deux autres syndicats concurrents -Transnet et le syndicat des fonctionnaires allemands (Gewerkschaft Deutscher Bundesbahnbeamten und Anwärter, GDBA- est restée lettre morte. Ceux-ci voyaient dans l’attribution d’un tarif autonome au GDL le danger d’une désolidarisation intra-branche nuisible, sur le long terme, à leur pouvoir de négociation.

Quels sont les motifs des revendications de la GDL ? On peut penser à un pur égoïsme syndical, consistant à faire valoir les intérêts d’une profession au détriment de l’intérêt syndical général. Ou encore à un coup médiatique qui a permis au GDL, au cours des dernières semaines, de rallier près de 1000 nouveaux adhérents. On peut aussi supposer que le GDL, conscient des dangers d’une privatisation de la DB, joue sa « dernière carte » : l’entrée en bourse du capital de l’entreprise à hauteur de 49 % ne laisse en effet guère espérer une augmentation future des salaires.

Certes, le GDL est le plus ancien syndicat allemand et, par conséquent, ne représente par en soi un phénomène nouveau. Mais il ne masque pas pour autant l’apparition de syndicats de professions, tels que Cockpit (pilotes) ou Marburger Bund (médecins) qui parviennent à négocier des conventions salariales très avantageuses sans le soutien des grands syndicats. Ces succès ont récemment poussé les secrétaires et les ingénieurs à s’organiser en syndicats. Au contraire, depuis le début des années 90, les syndicats traditionnels souffrent d’une désaffection de leurs membres.

Les raisons à l’émergence de ces syndicats de professions sont plus profondes. Elles sont symptomatiques de la crise de représentation et de légitimité que traversent les grands syndicats et les trois principales confédérations syndicalistes. Pour éviter licenciements et délocalisations, les syndicats ont adopté une approche trop consensuelle aux yeux de leurs adhérents. Les syndicats de métiers emploient au contraire des méthodes directes et participatives venant combler le déficit démocratique ressenti par la base syndicale. En outre, la spécialisation professionnelle des syndicats semble répondre aux besoins de différenciation salariale au sein des entreprises que les syndicats traditionnels ne peuvent combler.

Le défi est donc de taille pour les syndicats. Il s’agit d’agir sur deux fronts : d’une part, répondre aux revendications de professions toujours plus spécialisées et d’autre part, s’adapter aux nouvelles contraintes d’un environnement économique globalisé que seule une action concertée à un niveau national -notamment via des fusions entre syndicats- ou européen peut influencer.

Face à ses enjeux, les syndicats traditionnels ne sont pas restés inactifs. Pour répondre au besoin de différenciation salariale, ils ont assoupli leur politique tarifaire au moyen d’une « décentralisation contrôlée ». Le « traité de Pforzheim » adopté par IG Metall en 2004 a ouvert la voie vers une flexibilisation des conventions collectives régionales. En outre, l’introduction de « clauses d’ouverture » (Öffnungsklausel) assouplit les conventions collectives régionales en permettant, en cas de crise économique, de rémunérer les employés d’une entreprise en dessous du tarif en vigueur et de réduire le temps de travail sans ajustement des salaires.

Cependant, la flexibilisation suppose de maintenir un partenariat équilibré entre acteurs sociaux et patronaux qui semble de fait compromis par la faible représentation syndicale eu sein des comités d’entreprise. De plus, la suppression des conventions collectives régionales (Flächentarifvertrag) pourraient fragiliser l’entente salariale et susciter des grèves à répétition. Mais pour les grands syndicats, il s’agit surtout à l’heure actuelle de regagner la confiance de leurs militants en menant une politique plus offensive en période faste.

Claire ROTHFUSS

Catégories : actualité politique en Allemagne

Réformes des universités

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

La France et l’Allemagne face à la demande de formation des étudiants et au défi de la mondialisation

La place et les évolutions souhaitables de l’enseignement supérieur et de la recherche en Europe font aujourd’hui l’objet d’un vif débat politique. Le sujet est primordial, car il conditionne l’indépendance intellectuelle de l’Europe de demain, sa capacité à former au mieux les nouvelles générations, à développer l’emploi et à attirer les meilleurs étudiants. Les universités devraient jouer un rôle majeur dans la perspective que s’est donnée l’Union européenne lors du Conseil européen de Lisbonne en 2000 de devenir d’ici à 2010 « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique dans le monde ». Certaines réformes ont déjà été engagées au niveau européen pour contrer la fuite des cerveaux, en particulier vers les Etats-Unis. Cependant, des phénomènes persistants, tels que, en France, le taux d’échec très élevé en première année d’université, ainsi que les résultats dans les classements internationaux apportent une preuve de la nécessité de réformes au niveau national.

Les réformes des universités engagées en France et en Allemagne afin de relever les défis énoncés montrent une certaine convergence. En dépit des différences importantes dues à l’histoire des systèmes de l’enseignement supérieur ainsi qu’à la structure politique des deux pays, l’objectif commun est le renforcement des performances nationales, notamment à travers une autonomie croissante.

La loi française du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités renforce la gouvernance des universités françaises en leur donnant des responsabilités élargies notamment en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines. Ainsi, elles peuvent recruter des professeurs sur contrat et sont responsables de l’attribution des primes aux personnels affectés à l’établissement. De même en Allemagne, les traitements versés aux professeurs nouvellement nommés depuis 2005 comprennent un traitement de base qui est complété par une prime. Ce dispositif, qui suscite également des craintes d’un écart grandissant entre les universités, a été créé afin de mieux affronter la concurrence internationale pour les meilleurs enseignants-chercheurs et, en conséquence, les meilleurs étudiants. Les réformes prises dans les deux pays introduisent la possibilité d’un transfert de propriété immobilière aux universités et renforcent leur liberté quant à leurs statuts. Le choix du statut de fondation de droit public, par exemple, permet aux universités allemandes de lever en partie la tutelle du Land et facilite la collecte de fonds. Dans le même esprit, la France vient d’introduire par décret un nouvel outil financier, à savoir les fondations universitaires. Les tendances vers une ouverture accrue au privé, la création de pôles d’excellence ainsi que l’accroissement des moyens dédiés à l’enseignement supérieur, récemment préconisés en France dans le rapport Attali, ressemblent beaucoup aux réformes allemandes.

Certes, ces différents systèmes de formation gardent l’empreinte de traditions nationales persistantes, notamment dues à l’organisation fédérale ou nationale de l’enseignement supérieur. Dès l’origine, les compétences de l’État fédéral allemand ont été très limitées en ce domaine, puisque la Loi fondamentale de 1949 a conféré la responsabilité pour le système d’enseignement supérieur aux Länder. De cette organisation fédérale résulte que, contrairement à la France, le statut des universités ainsi que leurs conditions de fonctionnement peuvent varier selon les Länder. Ainsi, même le prélèvement des droits d’inscription, qui en France est fixé au niveau national par l’État, dépend depuis 2005 des gouvernements des Länder. Par conséquent, ils peuvent être changés au gré des constitutions de coalition de gouvernement, comme cela est actuellement discuté en Hesse.

L’autre grande différence concerne le système des établissements d’excellence que sont, en France, les « grandes écoles ». Ce système typiquement français sélectionne ses élèves, dans l’idéal républicain de la méritocratie, par un concours d’entrée. Les grandes écoles fournissent la majorité des dirigeants français, d’où la particularité que les élites du pays ne viennent pas des universités, mais d’un système à part, régulièrement accusé de favoriser la reproduction sociale. Ce système surprend toujours à l’étranger, notamment en Allemagne, qui, du fait de son histoire, a développé une certaine méfiance à l’égard de la notion d’« élite ».

Cependant, les évolutions récentes démontrent une certaine convergence, même en ce qui concerne les établissements d’excellence. L’Allemagne semble vouloir rompre avec l’idéologie très égalitariste, qui a prévalu dans l’université depuis les années 1950, tandis que les réformes françaises tendent à rapprocher les grandes écoles et les universités.
Les nouveaux outils créés par la loi pour la recherche pourraient y contribuer. Ainsi, la constitution des PRES (Pôles de recherche et d’enseignement) pourrait changer le paysage français en regroupant des universités et des grandes écoles notamment pour des raisons de compétitivité. Un exemple nous est donné par le projet de l’université Robert Schuman, l’Institut d’études commerciales supérieures (IECS) et l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de former un pôle spécialisé dans le management, dans le cadre de la fusion des trois universités strasbourgeoises en cours de préparation : il en résultera moins de distance et plus de fluidité entre les systèmes.
Au contraire, les réformes en Allemagne entraînent une distinction accrue entre les universités. Ainsi, l’ « initiative excellence allemande » (Exzellenzinitiative), décidée en juin 2005, prévoit 1,9 milliard d’euros pour financer, sur cinq ans, trois types de projets sélectionnés : des écoles doctorales, des pôles ou « clusters » d’excellence associant centres de recherche universitaires et extra-universitaires ainsi que des stratégies d’avenir pour le développement de la recherche universitaire de pointe. Les neuf universités sélectionnées pour leur stratégie d’avenir sont, ainsi, nommées « universités d’élite », un concept qui n’existait pas encore en Allemagne. Certes, ces nouvelles « universités d’élite » ne sont pas comparables aux grandes écoles, même si la législation des Länder donne de plus en plus souvent la possibilité aux universités de sélectionner une proportion importante de leurs étudiants. Elles diffèrent essentiellement quant à leur réputation, leur public, leur fonctionnement, leur rôle dans la société, et, en conséquence, quant à leur impact sur la vie des étudiants. La culture allemande n’a pas favorisé un système de sélection d’élites, comme le font les grandes écoles en France, où il est de toutes façons ancré dans les esprits que le « vivier » doit être formé par cette voie. Ainsi, le rapprochement entre les grandes écoles et les universités en France, qui devrait être accompagné d’un changement de toute la société, ne se réalisera qu’à travers un processus de très longue durée.
Cependant, les réformes récentes sont déjà des premiers pas vers une plus grande convergence des systèmes d’enseignement supérieur, et lèvent des obstacles à la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche. Facilitant la coopération binationale et européenne, elles s’inscrivent dans les efforts pour atteindre l’objectif de devenir « l’économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique dans le monde ». Cette perspective ne se réalisera que si les établissements d’enseignement supérieur européens réussissent à renforcer leur potentiel de recherche, à mieux le valoriser dans ses rapports à l’économie et à contribuer ainsi au développement de nouveaux marchés. De plus, ils doivent attirer et former un plus grand nombre d’étudiants et soutenir les plus prometteurs. Cela implique, outre le renforcement de leur compétitivité, également des efforts pour assurer l’égalité de chances, qui, évidemment, n’est pas assurée par le système actuel marqué par une sous-représentation des catégories modestes dans les grandes écoles.

Carolina BRÄUNLEIN

Catégories : examens thématiques

Bienvenue chez les Ch’tis

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Mit 20 Millionen verkauften Eintrittskarten ist „Bienvenue chez les Ch’tis“ der bisher erfolgreichste französischer Kinofilm Frankreichs, bald werden dort mehr Kinokarten über den Ladentisch gegangen sein, als für „Titanic“. Und trotzdem wird er wohl nicht weltweit ein großer Erfolgsfilm sein. Warum?

Dany Boons Film erzählt die Geschichte eines ganz normalen Südfranzosen, der von seiner Firma nach Nordfrankreich zwangsversetzt wird, weil er etwas ausgefressen hat. Seine Familie bricht in Panik aus, malt sich das Schlimmste aus und die Frau bleibt sogar im schönen Süden, weil sie „einfach nicht kann“. Am Nordpol, wo die Sonne nie scheint, wo es immer kalt und dunkel ist und wo nur Monster leben, nein, da kann sie nicht leben.

Voller Ängste begibt sich Philippe Abrams also in die neue Stadt und entdeckt nach ein paar lustigen Szenen charmante KollegInnen. Viel Komik des Films basiert auf dem unverständlichen Dialekt Nordfrankreichs, und der guten Laune der Menschen im Norden.
Als der Film Ende Februar in die Kinos kam, war nicht zu erwarten, dass ein Film über eine Region mit hoher Arbeitslosigkeit, wenig Tourismus und wenig Attraktivität soviel Erfolg haben könnte. Aber der liegt an der einfachen Darstellung des Alltags von Menschen ohne Vorurteilen im Kontakt mit Menschen voller Vorurteile. Der Konflikt der Mentalitäten Norden versus Süden ist in der französischen Gesellschaft präsent, wenn auch nicht so stark wie in der witzigen filmischen Darstellung. Positiver Nebeneffekt: In der Resonanz hat der Film zu einem neuen Interesse an der schönen Nordregion geführt: die Regionalregierung hat ein Nutzungsrecht der Bilder, die Biermarke in dem Film erfreut sich eines neuen Interesses und der Tourismus könnte dieses Jahr einen besonderen Zuwachs erlangen. Sogar das Wort „biloute“, nordisches Kosewort, könnte einigen Quellen zufolge den Eingang in die einsprachigen Wörterbücher des Jahres 2009 schaffen. Was bei der starken Lexikografietradition der französischen Sprache eine besondere Ehre bedeutet.

Vor dem Hintergrund des anhaltenden Erfolgs des Films wurde darüber verhandelt, ihn fürs Ausland zu synchronisieren oder gar die Geschichte an einem anderen Ort neu zu drehen. „Welcome to the Sticks“ soll die englische Fassung sein, Will Smith will vielleicht den Film neu drehen und die Variante „Welcome to the Blacks“ nach Amerika bringen. Das ist wohl besser so, denn wie soll man in Deutschland oder Amerika die Verballhornung regionaler, kultureller und sprachlicher Identitäten einer Kultur verstehen, in der man sich nicht bewegt? In Deutschland könnte man sich auch vermutlich einen armen Sachsen vorstellen, der nach Bayern zwangsversetzt wird und dort entdeckt, dass die Bayern auch etwas anderes als Würstchen und Bier zu sich nehmen, dass es dort auch Städte gibt und dass nicht alle ein Bild von Stoiber in ihrem Wohnzimmer aufgehängt haben.

Adeline DUVIVIER

Catégories : Commentaires/ Kommentare

L’Allemagne accélère l’innovation

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Dans la compétition internationale, les entreprises européennes délocalisent de plus en plus leurs sites de production dans des pays qui bénéficient d’une main-d’oeuvre nettement moins onéreuse. De même, elles se voient contraintes de céder des parts de marché à la concurrence.
Afin de garantir la stabilité du niveau de l’emploi et de préserver la pérennité des acteurs économiques, il est indispensable de se protéger par le biais d’avantages technologiques.

Le gouvernement allemand a fait preuve de son ambition de promouvoir l’innovation et profiter en même temps de ses retombées économiques. Ainsi, le gouvernement a lancé une série de projets visant à soutenir la compétitivité outre-Rhin.

Fort de son savoir-faire en matière d’énergies renouvelables, l’Allemagne intensifie ses efforts en accompagnant les PME qui souhaitent exporter des produits ou services à haute efficience énergétique. Les techniques innovantes doivent donc permettre que les produits et marques allemands deviennent synonyme à la fois de qualité et d’efficience énergétique.
Concrètement, un site internet et un secrétariat en coopération avec la Chambre de commerce ont été mis en place. Leur mission consiste, par exemple, à organiser des voyages d’affaires pour rencontrer des interlocuteurs internationaux ou à promouvoir la participation d’entreprises allemandes aux salons à l’étranger.

Toujours dans le domaine de la réduction de la facture énergétique, l’organisation nationale pour les technologies de l’hydrogène et des piles à combustibles (NOW, Nationale Organisation Wasserstoff- und Brennstoffzellentechnologie) vient d’être créée. Le champ d’activité très large, concerne entre autres les combustibles, les chaudières ou diverses applications industrielles.
Doté d’un investissement gouvernemental d’un milliard d’euros répartis sur dix ans, cet organisme est chargé de coordonner la recherche en la matière au niveau national. L’objectif est clair: il s’agit d’aboutir à des produits commercialisables.

L’un des problèmes majeures auxquels la recherche se heurte fréquemment est lié à une coopération insuffisante entre chercheurs et responsables d’entreprises. A cette fin, l’accent est mis sur le développement des clusters (pôles de compétitivité en Amllemagne) afin de les rendre plus performants. Actuellement, douze pôles se sont qualifiés pour la finale d’un concours, qui distribuera au total environ 600 millions d’euros aux projets les plus prometteurs. L’aide sera versée par le ministère de l’Education et de la recherche.

Enfin, le progrès technologique n’est guère possible sans réunir les talents des chercheurs du monde entier. Troisième pays d’accueil des jeunes chercheurs étrangers après les USA et la Grande-Bretagne, l’Allemagne bénéficie déjà d’une certaine attractivité.
Le but du gouvernement allemand est donc d’internationaliser la science et la recherche en intégrant ses jeunes chercheurs dans les meilleurs réseaux internationaux et d’attirer en parallèle des scientifiques étrangers. Des bourses attractives seront sans doute appréciées. Puis, il s’agit d’inverser la fuite des cerveaux allemands en créant des conditions favorables à leur rapatriement.

Par ailleurs, l’Allemagne compte établir des centres spécifiques partout dans le monde. Tandis que des projets concrets existent déjà pour Moscou et New Delhi, des études sont en cours pour des sites asiatiques et mêmes africains ou sud-américains. Par conséquent, les efforts déployés auraient un double-effet car ils contribueraient également au développement économique et social des pays.

L’ensemble des mesures décrites ci-dessus témoigne de l’importance qu’attachent les dirigeants allemands à l’avenir de la recherche et à la compétitivité de l’économie. En effet, ce sont des initiatives indispensables pour préserver la pérennité des entreprises et de l’emploi allemands.

Peter STANISLAUS

Catégories : actualité politique en Allemagne

Projet de loi relatif aux OGM: Texte « grenellement » modifié ?

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Après avoir été adopté de justesse à l’Assemblé nationale, le projet de loi relatif aux Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) a été voté en deuxième lecture au Sénat, mercredi 16 avril.

Le débat autour du texte qui organise la coexistence entre la filière OGM et les cultures conventionnelles est toujours aussi tendu, notamment suite au vote de l’amendement Chassaigne. L’amendement Chassaigne adopté par l’Assemblée nationale stipule que la mise en culture, la commercialisation et l’utilisation d’OGM ne pourront se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des cultures „sans OGM“. Cet amendement sous-entend par conséquent que les OGM pourraient être interdits dans les zones d’Appellation d’Origine Contrôlées ou les Parcs Naturels Régionaux.

À droite, nombreux étaient ceux qui souhaitaient sa suppression: le premier ministre, François Fillon, le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, et la plus grande partie des députés et sénateurs UMP. En réponse, le Président de la République Nicolas Sarkozy est intervenu afin de préserver l’amendement Chassaigne. Les sénateurs ont toutefois ajouté une précision: la définition du sans OGM “se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire”. “Dans l’attente d’une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut Conseil des biotechnologies, espèce par espèce”, précisent-ils. Étant donné qu’il n’existe aucune définition européenne du sans OGM, le seuil d’étiquetage de 0,9 % s’appliquera par défaut, jusqu’à ce que le Haut Conseil ait donné un avis au cas par cas. La définition du seuil n’est pas anodine, car en dépendront les distances de sécurité entre les champs et les modalités d’indemnisation des agriculteurs contaminés.

L’opposition et de nombreuses associations de protection de l’environnement craignent que le texte ainsi rédigé ne tourne le dos au Grenelle de l’environnement. En effet, à l’issue du Grenelle, l’Etat s’était engagé à produire une « loi qui repose sur les principes suivants: liberté de choix de produire et de consommer sans OGM ». Dans ce sens, Nicolas Sarkozy qui était interrogé sur les OGM lors de son intervention télévisée de jeudi 24 avril a assuré qu’il ne trahirait ni l’esprit ni la lettre du Grenelle de l’environnement. Pourtant, l’opposition et les associations écologistes critiquent que pour l’instant le texte n’offre aucune garantie pour le droit et la liberté de consommer et produire sans OGM, sauf à considérer que « sans OGM» signifie en deçà du seuil d’étiquetage (0,9% d’OGM). Tout dépendra maintenant de la définition du seuil par le Haut Conseil de Biotechnologies. Les écologistes plaident pour que le sans OGM corresponde au seuil de détection technique, soit moins de 0,1 % d’OGM, et non au seuil d’étiquetage européen, soit 0,9 %. Un seuil de dissémination de 0,1% est notamment en vigueur dans une des régions en Autriche (la Steiermark). Vivement discutée était la question du seuil d’étiquetage aussi en Allemagne. La nouvelle loi sur le génie génétique du 15 février 2008 prévoit que l’étiquette «sans OGM» ne peut être utilisée que pour les produits qui contiennent moins de 0,1 % d’OGM.

En France, le débat sur les OGM est loin d’être fini. Bien que les autres dispositions du texte, comme la création du Haut Conseil des biotechnologies, la transparence des cultures au niveau de la parcelle, le délit de fauchage ou encore le régime de responsabilité des cultivateurs d’OGM – n’aient pas été retouchées par la majorité sénatoriale, les seuils d’étiquetage et de dissémination restent à définir. En mai, le texte reviendra devant les députés pour une dernière lecture.

Miriam FENDT

Catégories : examens thématiques · politische Aktualität in Frankreich

« Grenelle de l’environnement » : die französische Umweltrevolution ?

juin 10, 2008 · Laisser un commentaire

Direkt nach seiner Wahl organisierte Nicolas Sarkozy einen historischen und ambitionierten Umweltgipfel. Die ersten Gesetzesentwürfe werden allmählich im französischen Parlament verabschiedet.

Nicolas Sarkozy macht gerne Anspielungen auf die französische Geschichte. Mit seinem „Grenelle de l’environnement“ verspricht er eine „Revolution“ im Bereich der Umwelt. In dem Gedächtnis der Franzosen ist nämlich das Wort „Grenelle“ mit den Accords de Grenelle (Grenelle-Abkommen) verbunden, das an die Unruhen im Mai ‘68 erinnert. In dem Arbeitsministerium, in der rue de Grenelle in Paris, hatten sich damals die Sozialpartner getroffen, um zusammen eine Lösung zu finden.

Mit dem „Grenelle de l’environnement“, geht es also dieses Mal darum, dass alle Partner der Umweltpolitik sich an einen Tisch setzen, um die notwendigen Reformen zu entwerfen. Diese plötzliche Leidenschaft von Nicolas Sarkozy für die Umweltpolitik kommt nicht von ungefähr. Wie seine sozialistische Gegnerin Ségolène Royal hatte er während des Präsidentschaftswahlkampfes den „Umweltpakt“ von Umweltschützer Nicolas Hulot unterschrieben. Ein Kompromiss, unter anderem, damit dieser populäre Ex-TV-Moderator nicht selbst kandidiert, um seine Ideen zu verteidigen.

Im Oktober 2007 haben sich also Beteiligte von den Ministerien, Gewerkschaften, Unternehmerverbänden und Umweltschutzverbänden zwei Tage lange zusammengesetzt, um diesen „Pakt“ in konkreten Vorschlägen zu formulieren. Am 26.10.2007 stellte Nicolas Sarkozy die Ergebnisse dieser Konsultation in Anwesenheit von José-Manuel Barrosso, Al Gore und Wangari Maahtai vor. Die Maßnahmen sind ambitiös: weniger Energiekonsum in den öffentlichen Gebäuden bis 2010; Ende des Autobahnbaus und im Gegenzug Ausbau des Schienennetzes um 2000 km bis 2020; Erhöhung der Anteile erneuerbarer Energien um 20 % des Energiekonsums bis 2020. Aber davon, dass Frankreich auf die Atomenergie verzichtet, ist gar nicht die Rede.

Nach der Zeit des Versprechens kommt die Zeit des Handelns. Sechs Monate nach diesem Umweltgipfel hat der erste wichtige Entwurf über die Verwendung von OGM (Kürzel für genmanipulierte Organismen) in der Landwirtschaft im vergangenen April eine riesige Debatte in der Assemblée Nationale sowie im Sénat ausgelöst. Ein Änderungsantrag des kommunistischen Abgeordneten Chassaigne über den Schutz der Landwirtschaft „ohne OGM“ führte zu hohen Spannungen zwischen Opposition und Mehrheit wie auch innerhalb der Mehrheit. Dieser Antrag wurde während der zweiten Lesung im Senat modifiziert und einige Umweltverbände fürchten, dass es schon ein erster Schritt weg von dem „Grenelle de l’environnement“ sein könnte.

Am 30. April hat der Umweltminister Jean-Louis Borloo nach langen Verhandlungen mit seinen Kollegen in der Regierung einen Gesetzentwurf vorgestellt, ein erster legislativer Schritt für die während des Umweltgipfels entschiedenen Maßnahmen. Die Umweltorganisationen werden diesen Entwurf genau beobachten, damit die französische Regierung ihre Versprechen hält. Für einige andere Punkte, wie zum Beispiel die Reduzierung der Mehrwertsteuer für die „grünen“ Produkte, soll diese legislative Etappe im Rahmen der EU stattfinden. Das könnte während der französischen EU-Ratspräsidentschaft im zweiten Halbjahr 2008 geschehen. Nicolas Sarkozy wird diesen Zeitraum wahrscheinlich dazu verwenden, um die neue Rolle von Frankreich als „Umweltpionier“ (eine Rolle, die sonst Deutschland gerne übernimmt) zu betonen.

Sébastien VANNIER

Catégories : politische Aktualität in Frankreich

Promotion 2006/07 – qui sommes nous? Wer sind wir?

juin 8, 2008 · Laisser un commentaire

Mesdames et Messieurs, Chers amis franco-allemands,

L’échange franco-allemand d’assistants parlementaires stagiaires existe depuis bien des années. Il permet depuis 1989 à cinq jeunes Allemands de venir en France pour passer tout d’abord un semestre à Sciences Po et ensuite un stage à l’Assemblée nationale. Cinq jeunes Français font l’équivalent à Berlin. Comme le veut la tradition nous vous proposons le journal interparlementaire recueillant des articles par lesquels nous vous informons sur l’actualité politique en Allemagne et en France. Nous vous souhaitons une bonne lecture et restons à votre entière disposition concernant le journal ou tout autre sujet de portée franco-allemande.

Sehr geehrte Damen und Herren, liebe deutsch-französischen Freunde,

Das deutsch-französische Parlamentspraktikum besteht seit 1989. Es ermöglicht fünf jungen Deutschen nach Frankreich zu kommen, um dort ein Semester an Siences Po zu studieren und anschließend ein Praktikum in der französischen Nationalversammlung zu absolvieren. Fünf junge Franzosen durchlaufen dasselbe Programm in Berlin an der Humboldt Universität und im deutschen Bundestag. Seit einigen Jahren erstellt die jeweilige aktuelle Promotion eine interparlamentarische Zeitung, die über die politische Aktualität in Deutschland und Frankreich informiert. Wir wünschen ihnen eine interessante Lektüre und beantworten gerne Vorschläge und Fragen in bezug auf unsere Zeitung.

Les stagiaires allemands à l’Assemblée nationale:

melanie.1177337236.jpg Melanie HENNEBERGER

Melanie Henneberger a 27 ans et est diplômée de sciences politiques. Elle a fait ses études à Potsdam et Paris et des stages à Barcelone et à Mexico.

nowa-huta-015.jpg Jan KNAUER

Jan Knauer, 25 ans, né à Schorndorf en Bade-Wurtemberg, a étudié l’histoire et le droit public à Tübingen et Aix-en-Provence dans le cadre du cursus intégré franco-allemand d’histoire Tüb-Aix.

adeline-otto.1177337736.jpg Adeline OTTO

Née à Dresde, Adeline Otto a 24 ans. Elle étudie le français, les sciences politiques et la gestion d’entreprise à l’université de Leipzig. Elle a fait des stages au parlement régional de la Saxe et au Parlement européen.

thomas-raff.1177337826.jpg Thomas RAFF

Thomas Raff, 24 ans, est étudiant en droit à l’université de Heidelberg. Il est boursier de la Studienstiftung des Deutschen Volkes.

Heye Bild Heye SCHEFTEL

Heye Scheftel, 24 ans, est étudiant en sciences politiques à l’université de Brème. Il a effectué un séjour d’étude à Paris et un stage à Strasbourg.

Die französischen Praktikanten im Bundestag :

steph-petit.jpgStéphanie BLUTEAU:

Stéphanie Bluteau ist 22 Jahre alt und kommt aus Nancy. Sie hat Politikwissenschaften in Paris und Konstanz studiert, sie ist jetzt in Berlin mit Philosophie beschäftigt. Ihr deutsches Lieblingswort ist „Vergnügen”

photo-carole-petit.jpgCarole DEWEZ:

Carole Dewez ist 23 Jahre alt und kommt aus Reims. Sie hat Jura in Paris, Münster und Berlin studiert. Ihr deutsches Lieblingswort ist „pummelig”

pierre-petit.jpgPierre HAUSSWALT :

Pierre Hausswalt ist 22 Jahre alt und kommt aus Metz. Er h at Verwaltungswissenschaften in Paris, Berlin und Washington DC studiert. Sein deutsches Lieblingswort ist „Teufelskreis”.

juliette-petit.jpgJuliette ROGER:

Juliette Roger ist 22 Jahre alt und kommt aus Périgueux. Sie hat Verwaltungswissenschaften in Paris, Princeton und Berlin studiert. Ihr deutsches Lieblingswort ist „Sehnsucht”

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