Archives de Catégorie: politische Aktualität in Frankreich

L’Allemagne est-elle un partenaire privilégié pour promouvoir les projets de la présidence française de l’Union Européenne ?

La présidence française de l’Union Européenne s’approche. Peut-être cette présidence sera-t-elle la dernière à plein temps pour la France avant que les nouvelles modalités du Traité de Lisbonne entreront en vigueur.

Tandis que la présidence allemande avait pour l’objectif de relancer la discussion sur un nouveau traité pour l’Union Européenne, la présidence française pourrait maintenant aborder des questions de fonds si le référendum en Irlande permettrait la ratification du Traité de Lisbonne. Effectivement, les objectifs de la présidence française s’affichent déjà en nombre de six : l’énergie et le climat, la défense commune, le bilan de la santé de la PAC et ainsi l’avenir de la politique agricole commune, l’immigration, l’application du Traité de Lisbonne avec la nomination du Président du Conseil Européen, le Haut Représentant de la Politique Etrangère et l’Union pour la Méditerranée. Néanmoins, les propositions précises se font encore attendre malgré des travaux préparatoires à tous les niveaux. Le travail de coordination entre les parlementaires, les chefs d’états et les chefs de gouvernement avant juillet sera effectivement important pour que l’Union Européenne avec ses 27 états-membres puisse enfin avancer sur les priorités françaises. Mais est-ce qu’il y aurait une position commune du couple franco-allemand sur les priorités françaises au cours du deuxième semestre 2008 ?

Selon Charles Grant du Centre for European Reform, un think-tank situé à Londrès « The Germans number one rule is no surprises, and Sarkozy keeps springing surprises. » Par conséquent, une coopération franco-allemande qui prendra en compte le goût d’organisation et de coordination précoce des Allemands est indispensable pour éviter un nouveau blocage. Le projet de l’Union pour la Méditerranée a déjà fait preuve d’un tel blocage en raison des démarches unilatérales. Si la démarche française s’inscrirait dans une autre logique différente celle autour de l’Union pour la Méditerranée, l’Allemagne pourrait devenir un partenaire privilégié sur les dossiers défense, l’immigration et l’application du Traité de Lisbonne. Le dossier d’énergie et de climat se heurte à la décision de la sortie du nucléaire – une décision qui ne sera pas remise en question ouvertement avant 2009 en Allemagne. De même, l’essai de lancer déjà les discussions sur l’avenir de la PAC est pris en compte sur le côté allemand mais les avis à Berlin et à Paris resteront peut-être divergents sur le dossier de l’agriculture commune.

Les priorités s’affichent ainsi dans des nombreux domaines ce qui fait surgir un scepticisme propice aux Allemands: les objectifs pour la présidence françaises sont-elles trop ambitieuses ? Est-ce que une telle variété de priorités permettrait-elle d’avancer sur le fonds ? Dans cette perspective, il reste rassurant que les relations franco-allemandes ne se fassent pas seulement au niveau de chefs d’états et de gouvernement – un travail a été déjà commencé qui ne fait pas la une en comparaison avec le couple médiatisé Merkel-Sarkozy. Néanmoins, au moment où les précisions sur les priorités françaises ne sont pas encore clairement affichées, l’Allemand restera sceptique et anxieux.

Anne TIEDEMANN

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Frankreichs „Rückkehr“ in die NATO: Ein Bruch mit der gaullistischen Verteidigungsdoktrin?

Vier Jahrzehnte nach seinem Austritt aus der integrierten Militärstruktur scheint sich Frankreich wieder der Nato anzunähern. Nach Sarkozys Plänen soll dieser Wandel mit einer Verstärkung der europäischen Militärsstrukturen einhergehen.

Beim Gipfeltreffen in Bukarest Anfang April äußerte Staatspräsident Sarkozy seinen Wunsch, schon beim Jubiläumsgipfel im April 2009 „den Prozess der Erneuerung der französischen Beziehung zur Nato abzuschließen“. Er bereitet damit das Ende einer gewissen französischen Ausnahmestellung in der Verteidigungspolitik vor.

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Historisch betrachtet ist die Beziehung zwischen Frankreich und der Nato von zahlreichen abgebrochenen Schritten gekennzeichnet. Obwohl de Gaulle 1966 der Nato-Militärstruktur den Rücken gekehrt hatte, beteiligte sich Frankreich allerdings im Großen und Ganzen weiterhin an der gesamten politischen und militärischen Struktur des Bündnisses. Nur am Verteidigungsplanungsausschuss und an der Nuklearen Planungsgruppe war es nicht mehr beteiligt.

1991 hatte François Mitterrand den Zusammenbruch des Ostblocks zu einer NATO-Reform samt einer französischen „Rückkehr“ nutzen wollen, allerdings ohne Erfolg. Der letzte Annäherungsversuch fand 1995/96 unter Jacques Chirac statt. Der Präsident hatte seine „Rückkehr“-Initiative mit dem Ehrgeiz verbunden, das Oberkommando Süd für einen Europäer zu beanspruchen, was auch zum Scheitern führte. Dies hinderte ihn allerdings nicht daran, die französische Rolle in der Nato beständig zu vergrößern: Bei Nato-Operationen wie in Kosovo oder in Afghanistan stieg Frankreich zu einem der wichtigsten Truppensteller auf.
Einen echten „Bruch“ mit der Politik seiner Vorgänger macht Sarkozy also nicht. Darüber hinaus will Frankreich auch nach der „Rückkehr“ der Nuklearen Planungsgruppe fernbleiben. Anders ist es mit dem Ausschuss für Verteidigungsplanung: Da Frankreich mittlerweile bei NATO-Einsätzen praktisch überall dabei ist, sollen die Entscheidungen nicht mehr an Paris vorbeilaufen, was eine Wiedereingliederung in diesen Ausschuss rechtfertige. Der angekündigte Wandel hat aber vielmehr einen starken Bezug zum Symbolischen, das Frankreich jedoch stets sehr am Herzen liegt.

Nach Pariser Einschätzung sind die Bedingungen für eine „Rückkehr“ derzeit günstiger denn je: Angesichts der gewaltigen Kosten des Irakkrieges drängen die USA die Europäer zu höheren Militärausgaben und signalisieren dabei mehr Verständnis für eine eigene europäische Militärintegration. Und anders als 1995/96 leistet Paris heute den zweitgrößten Beitrag an Personal und ist drittgrößter Beitragszahler der NATO.

Um nicht wie Chirac am Streit um NATO- Führungsposten zu scheitern, will Sarkozy nach Informationen aus Diplomatenkreisen in Personalfragen Zugeständnisse machen. So könnte für einige den Europäern vorbehaltene Posten das Rotationsprinzip eingeführt werden. Sarkozys Strategie besteht darin, Fortschritte beim Ausbau einer gemeinsamen europäischen Verteidigungs- und Sicherheitsstruktur mit einer Neudefinition der Nato zu verknüpfen. In seiner ersten großen außenpolitischen Rede vor der Konferenz französischer Botschafter Ende August 2007 hatte er die „Rückkehr“ in die Integration mit einer grundlegenden „Erneuerung der Nato“ und dem parallelen Ausbau der europäischen, das heißt eigenständigen Verteidigungsstrukturen verknüpft. In dieser Hinsicht könnte das zweite Halbjahr 2008 bedeutende Entwicklungen mit sich bringen: Die Fortentwicklung der gemeinsamen EU-Verteidigungspolitik gehört nämlich zu den vorrangigen Zielen der französischen EU-Präsidentschaft.

Adeline DEFER

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Un couple franco-allemand fort malgré la presse négative ?

Nicolas Sarkozy a profité de la cérémonie de remise du prix Charlemagne pour contrer l’image d’un couple franco-allemand qui a perdu de son importance, voire qui se divise. Selon le Président de la République, il ne faut pas croire la presse – soit en France, soit en Allemagne ou partout en Europe – qui a remis en question l’avenir d’un couple franco-allemand fort. Au contraire, Nicolas Sarkozy considère Angela Merkel comme une femme courageuse et intelligente qui a rassemblé l’Europe autour du traité de Lisbonne par un effort acharné.

Si Nicolas Sarkozy a souligné son admiration pour Angela Merkel le 1er mai 2008, le couple franco-allemand avait auparavant brillé à la une des journaux en raison du report de la réunion Blaesheim et du projet de l’Union pour la Méditerranée cher au Président de la République. Ainsi le journal anglais « The Economist » a publié un article intitulé « The Franco-German relationship. The awkward partners » (paru le 15 mars) qui a confronté les styles, les idées et les démarches des deux leaders en mettant en avant les problèmes potentiels, tant au niveau bilatéral qu’au niveau européen. Effectivement, la construction européenne a toujours connu des avancées dès lors que le couple franco-allemand s’est accordé sur un sujet. L’accord entre les deux a influencé de manière positive des idées ouvrant de nouveaux volets de l’Union Européenne comme par exemple la politique monétaire commune avec l’introduction de l’euro. Le couple a lancé des projets d’avant-garde comme le manuel d’histoire franco-allemand mais c’était aussi ce couple qui avait influencé les acquis du pacte de croissance et de stabilité en 2004. Néanmoins, un regard complet sur le couple franco-allemand doit absolument tenu compte des institutions, des coopérations et des réseaux qui dépassent la relation entre chefs de gouvernement français et allemands. L’amitié franco-allemande a été un projet conçu d’en haut, en l’occurence par Adenauer et de Gaulle, mais qui s’est transformé au cours des années en normalité. La normalité à grande échelle représente aujourd’hui à bien des égards un acquis et un risque en même temps.

L’acquis de ce rapprochement est évident : nous ne sommes plus seulement des Français ou des Allemands mais des Européens. Nous regardons ARTE et nous achetons un camembert français au supermarché allemand et sur un plan politique nous avons toujours l’espoir que les diplomates français et allemands s’accorderont à fin de la journée sur des propositions communes. Les fonctionnaires dans les deux pays ont l’occasion de faire des expériences dans le pays partenaire pour ainsi mieux comprendre les méthodes de travail et les cultures différentes. L’OFAJ agissait contre la nature oublieuse de l’homme auprès de la jeunesse et promeut encore aujourd’hui de nombreux échanges entre les jeunes allemands et français. Voilà à quel point la coopération franco-allemande s’est normalisée. Cependant, une normalisation porte en soi le risque de l’oubli, de l’ennui et de la fatigue.

La médiation d’un litige possible entre les dirigents français et allemands est-elle née de cette fatigue et de cet ennui? De même que quelques-uns réclament M Blair comme nouveau Président du Conseil Européens pour « rendre l’Europe plus sexy », le couple franco-allemand pourrait profiter d’une médiatisation accrue de ses deux leaders. S’agit-il donc d’un effet « Tokyo Hotel » au niveau politique pour le couple franco-allemand, c’est-à-dire le phénomène d’une nouvelle reconnaissance par une voie intermédiaire ? Sans aucun doute, toute l’Allemagne connaît aujourd’hui la nouvelle femme du Président français mais une nouvelle reconnaissance des atouts du couple franco-allemand est loin d’apparaître. Ce manque de reconnaissance pèse encore plus lourd compte tenu du fait que le fondement des relations franco-allemandes continue à fonctionner silencieusement. Déjà Aristote dans son éthique de Nicomaque, qui avait pour but de guider le politique dans son travail, a fait l’éloge du milieu entre deux vertus. Par conséquent, les relations franco-allemandes devraient chercher à éviter les extrêmes ce qui sera finalement aussi le travail de Mme Merkel et de M Sarkozy.

Anne TIEDEMANN

Projet de loi relatif aux OGM: Texte « grenellement » modifié ?

Après avoir été adopté de justesse à l’Assemblé nationale, le projet de loi relatif aux Organismes Génétiquement Modifiés (OGM) a été voté en deuxième lecture au Sénat, mercredi 16 avril.

Le débat autour du texte qui organise la coexistence entre la filière OGM et les cultures conventionnelles est toujours aussi tendu, notamment suite au vote de l’amendement Chassaigne. L’amendement Chassaigne adopté par l’Assemblée nationale stipule que la mise en culture, la commercialisation et l’utilisation d’OGM ne pourront se faire que dans le respect des structures agricoles, des écosystèmes locaux et des cultures „sans OGM“. Cet amendement sous-entend par conséquent que les OGM pourraient être interdits dans les zones d’Appellation d’Origine Contrôlées ou les Parcs Naturels Régionaux.

À droite, nombreux étaient ceux qui souhaitaient sa suppression: le premier ministre, François Fillon, le président du groupe UMP de l’Assemblée nationale, Jean-François Copé, et la plus grande partie des députés et sénateurs UMP. En réponse, le Président de la République Nicolas Sarkozy est intervenu afin de préserver l’amendement Chassaigne. Les sénateurs ont toutefois ajouté une précision: la définition du sans OGM « se comprend nécessairement par référence à la définition communautaire ». « Dans l’attente d’une définition au niveau européen, le seuil correspondant sera fixé par voie réglementaire, sur avis du Haut Conseil des biotechnologies, espèce par espèce », précisent-ils. Étant donné qu’il n’existe aucune définition européenne du sans OGM, le seuil d’étiquetage de 0,9 % s’appliquera par défaut, jusqu’à ce que le Haut Conseil ait donné un avis au cas par cas. La définition du seuil n’est pas anodine, car en dépendront les distances de sécurité entre les champs et les modalités d’indemnisation des agriculteurs contaminés.

L’opposition et de nombreuses associations de protection de l’environnement craignent que le texte ainsi rédigé ne tourne le dos au Grenelle de l’environnement. En effet, à l’issue du Grenelle, l’Etat s’était engagé à produire une « loi qui repose sur les principes suivants: liberté de choix de produire et de consommer sans OGM ». Dans ce sens, Nicolas Sarkozy qui était interrogé sur les OGM lors de son intervention télévisée de jeudi 24 avril a assuré qu’il ne trahirait ni l’esprit ni la lettre du Grenelle de l’environnement. Pourtant, l’opposition et les associations écologistes critiquent que pour l’instant le texte n’offre aucune garantie pour le droit et la liberté de consommer et produire sans OGM, sauf à considérer que « sans OGM» signifie en deçà du seuil d’étiquetage (0,9% d’OGM). Tout dépendra maintenant de la définition du seuil par le Haut Conseil de Biotechnologies. Les écologistes plaident pour que le sans OGM corresponde au seuil de détection technique, soit moins de 0,1 % d’OGM, et non au seuil d’étiquetage européen, soit 0,9 %. Un seuil de dissémination de 0,1% est notamment en vigueur dans une des régions en Autriche (la Steiermark). Vivement discutée était la question du seuil d’étiquetage aussi en Allemagne. La nouvelle loi sur le génie génétique du 15 février 2008 prévoit que l’étiquette «sans OGM» ne peut être utilisée que pour les produits qui contiennent moins de 0,1 % d’OGM.

En France, le débat sur les OGM est loin d’être fini. Bien que les autres dispositions du texte, comme la création du Haut Conseil des biotechnologies, la transparence des cultures au niveau de la parcelle, le délit de fauchage ou encore le régime de responsabilité des cultivateurs d’OGM – n’aient pas été retouchées par la majorité sénatoriale, les seuils d’étiquetage et de dissémination restent à définir. En mai, le texte reviendra devant les députés pour une dernière lecture.

Miriam FENDT

« Grenelle de l’environnement » : die französische Umweltrevolution ?

Direkt nach seiner Wahl organisierte Nicolas Sarkozy einen historischen und ambitionierten Umweltgipfel. Die ersten Gesetzesentwürfe werden allmählich im französischen Parlament verabschiedet.

Nicolas Sarkozy macht gerne Anspielungen auf die französische Geschichte. Mit seinem „Grenelle de l’environnement“ verspricht er eine „Revolution“ im Bereich der Umwelt. In dem Gedächtnis der Franzosen ist nämlich das Wort „Grenelle“ mit den Accords de Grenelle (Grenelle-Abkommen) verbunden, das an die Unruhen im Mai ’68 erinnert. In dem Arbeitsministerium, in der rue de Grenelle in Paris, hatten sich damals die Sozialpartner getroffen, um zusammen eine Lösung zu finden.

Mit dem „Grenelle de l’environnement“, geht es also dieses Mal darum, dass alle Partner der Umweltpolitik sich an einen Tisch setzen, um die notwendigen Reformen zu entwerfen. Diese plötzliche Leidenschaft von Nicolas Sarkozy für die Umweltpolitik kommt nicht von ungefähr. Wie seine sozialistische Gegnerin Ségolène Royal hatte er während des Präsidentschaftswahlkampfes den „Umweltpakt“ von Umweltschützer Nicolas Hulot unterschrieben. Ein Kompromiss, unter anderem, damit dieser populäre Ex-TV-Moderator nicht selbst kandidiert, um seine Ideen zu verteidigen.

Im Oktober 2007 haben sich also Beteiligte von den Ministerien, Gewerkschaften, Unternehmerverbänden und Umweltschutzverbänden zwei Tage lange zusammengesetzt, um diesen „Pakt“ in konkreten Vorschlägen zu formulieren. Am 26.10.2007 stellte Nicolas Sarkozy die Ergebnisse dieser Konsultation in Anwesenheit von José-Manuel Barrosso, Al Gore und Wangari Maahtai vor. Die Maßnahmen sind ambitiös: weniger Energiekonsum in den öffentlichen Gebäuden bis 2010; Ende des Autobahnbaus und im Gegenzug Ausbau des Schienennetzes um 2000 km bis 2020; Erhöhung der Anteile erneuerbarer Energien um 20 % des Energiekonsums bis 2020. Aber davon, dass Frankreich auf die Atomenergie verzichtet, ist gar nicht die Rede.

Nach der Zeit des Versprechens kommt die Zeit des Handelns. Sechs Monate nach diesem Umweltgipfel hat der erste wichtige Entwurf über die Verwendung von OGM (Kürzel für genmanipulierte Organismen) in der Landwirtschaft im vergangenen April eine riesige Debatte in der Assemblée Nationale sowie im Sénat ausgelöst. Ein Änderungsantrag des kommunistischen Abgeordneten Chassaigne über den Schutz der Landwirtschaft „ohne OGM“ führte zu hohen Spannungen zwischen Opposition und Mehrheit wie auch innerhalb der Mehrheit. Dieser Antrag wurde während der zweiten Lesung im Senat modifiziert und einige Umweltverbände fürchten, dass es schon ein erster Schritt weg von dem „Grenelle de l’environnement“ sein könnte.

Am 30. April hat der Umweltminister Jean-Louis Borloo nach langen Verhandlungen mit seinen Kollegen in der Regierung einen Gesetzentwurf vorgestellt, ein erster legislativer Schritt für die während des Umweltgipfels entschiedenen Maßnahmen. Die Umweltorganisationen werden diesen Entwurf genau beobachten, damit die französische Regierung ihre Versprechen hält. Für einige andere Punkte, wie zum Beispiel die Reduzierung der Mehrwertsteuer für die „grünen“ Produkte, soll diese legislative Etappe im Rahmen der EU stattfinden. Das könnte während der französischen EU-Ratspräsidentschaft im zweiten Halbjahr 2008 geschehen. Nicolas Sarkozy wird diesen Zeitraum wahrscheinlich dazu verwenden, um die neue Rolle von Frankreich als „Umweltpionier“ (eine Rolle, die sonst Deutschland gerne übernimmt) zu betonen.

Sébastien VANNIER

Frankreichs Außenpolitik: zwischen Sonderweg und Multilateralismus

Frankreichs neuem Präsidenten stehen große innenpolitische Herausforderungen bevor. Wirtschaftswachstumwachstum, Sozial- und Fiskalpolitik haben den Wahlkampf geprägt. In außenpolitischen Fragen waren die Kandidaten wesentlich zurückhaltender, obwohl der Präsident nach Außen quasi vollmächtig agiert. Worauf beruht die französische Außenpolitik heute und was sind ihre Perspektiven?

 

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Der Quai d’Orsay (Aussenministerium) in Paris

Anlässlich der zahlreichen europäischen Konflikten in Europa erschien das Konzept der „Raison d´Etat“: Anerkannt wurde, dass die eigenen praktischen Interessen eines modernen Staates nach Außen von den religiösen und traditionellen Orientierungen eines Staates abweichen können. Diese werden traditionell vom Staatschef garantiert: Richelieu, Louis XIV, Napoléon sind bekannte Beispiele des Vorrangs der Exekutive im Bereich der Außenpolitik. Auch heute übernimmt der Staatschef die Verantwortung in der Außenpolitik: er verhandelt und ratifiziert die Verträge, ist Chef der Armee und verfügt über den Code zur Aktivierung der Atomwaffen. („Die nukleare Abschreckung bin Ich“ so Francois Mitterrand, Staatschef von 1981 bis 1995.) Dadurch ergibt sich, dass weniger das Außenministerium, sondern vielmehr die außenpolitischen Berater des Präsidenten die Außenpolitik Frankreichs prägen.

Heute steht Frankreichs Außenpolitik vor zwei Haupttendenzen, die nicht unbedingt gegeneinander wirken. Einerseits gilt immer noch die Tradition der Unabhängigkeit: als Nuklearmacht seit den 60er Jahren und ständiges Mitglied des VN-Sicherheitsrats verfügt Frankreich über einen bestimmten Handlungsspielraum. Historisch hat Frankreich oft Panaschdiplomatie geführt, wie de Gaulle bei der „Krise des leeren Stuhls“ im Jahre 1965 oder Mitterrand beim Besuch in belargerter Sarajevo im Jahre 1992. Einen Grund für diesen so genannten Sonderweg kann in der traditionellen Angst des Abstiegs und der Demütigung gefunden werden. Der Wiener Kongress 1815, die Niederlage gegen Preußen 1870 und das Trauma 1940 gelten unter diesem Gesichtspunkt als Meilensteine für die Definition der französischen Außenpolitik. Frankreichs aktuelle Strategie in dieser Hinsicht lautet „Eine Mehrheit der Meinungen bilden um Fortschritt zu schaffen und eine Sperrminderheit zu schaffen um die Hauptinteressen des Landes zu bewahren“. Frankreichs Engagement für die kulturelle Vielfalt durch die Entwicklung der Francophonie ist ebenfalls Teil dieses Sonderwegs.

Derzeit orientiert sich die Diplomatie Frankreichs also an drei Prioritäten: Verhandlung, Multilateralismus und Dialog. Im Jahre 2005 trug Frankreich durch finanzielle Unterstützung in Höhe von 250 Mio. € und dem Einsatz von ca. 10 000 Soldaten zu Friedensoperationen bei. Während der Irak Krise im Jahre 2003 wurde auch deutlich gemacht, dass Frankreich ohne Mandat einer Internationalen Organisation nicht zum Truppeneinsatz bereit ist. Universelle Werte werden oft verwendet, um diese Züge der französischen Außenpolitik zu rechtfertigen. Das Erbe der französischen Revolution und das Ideal der Menschenrechte prägen ihre offizielle Darstellung. Es geht aber auch nicht ohne Paradoxen: die Diplomatie der „Grande Nation“ hat besondere Schwerpunkte in Afrika (wie in der Elfenbeinküste) und im Nahen- und Mittleren Osten, die durch die koloniale Vergangenheit geprägt sind. Außerdem leidet die Vertrauenswürdigkeit der französischen Entwicklungshilfe unter der Tatsache, dass ein Großteil davon aus Schuldenerlassen besteht.

In einer globalisierten Welt steht der Diplomatie Frankreichs neue Herausforderungen wie Terrorismus, illegaler Handel und Umwelt bevor. In diesem Rahmen scheint die Priorität auf zwischenstaatliche Beziehungen als Hindernis: die französische Diplomatie hat kein zufrieden stellendes Verhältnis zu nicht-staatlichen Akteuren wie NGOs. Auch die offizielle Position Frankreichs seit der Ära Chirac für eine „eingedämmte Globalisierung“ widerspricht mehreren protektionistischen Stellungnahmen Frankreichs, vor allem was die Gemeinsame Agrarpolitik der EU betrifft. Es steht also viel auf dem Spiel für den neuen Präsidenten.

Im Allgemeinen hängt Frankreichs Rolle in der Welt von der Position innerhalb der EU ab: Für Frankreich ist die EU ein Macht-Multiplikator. Die Wiederbelebung der Rolle Frankreichs innerhalb der EU wird der neu gewählte Präsident sich als Priorität setzen. Ohne eine engere Koordination mit den europäischen Partnern ist eine effiziente Diplomatie in der heutigen Welt kaum vorstellbar.

Deutsche Familienpolitik: Selbstbild spricht Bände

Familienpolitik ist momentan in aller Munde. Inzwischen ein sehr aktuelles Thema in Deutschland. Dies trifft auch für Frankreich zu. Allerdings wird die Debatte dort mit ganz anderen Nuancen geführt. Denn in Frankreich ist vieles, worüber zurzeit in Deutschland diskutiert wird, bereits eine Selbstverständlichkeit.
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Die Familienpolitik in Frankreich hatte traditionell immer einen sehr hohen Stellenwert und bot viele Anreize, um die Geburten zu fördern. Das Ergebnis liegt auf der Hand: eine hohe Geburtsrate (durchschnittlich entfallen auf eine Frau 1,9 Kinder). Gleichzeitig weist Frankreich eine höhere Beschäftigungsquote von Frauen als in Deutschland auf. Mehr als 80 Prozent der Frauen zwischen 25 und 50 Jahren arbeiten, davon mehr als Zweidrittel ganztags. Deutschland hat nicht nur eine niedrige Geburtenrate, sondern auch einen hohen Anteil an Müttern, die nicht arbeitstätig sind. Im Durchschnitt bringen die Frauen 1,3 Kinder zur Welt, obwohl 2,1 Kinder erforderlich wären, um die Bevölkerung stabil zu halten.

Wie ist die Lage in Frankreich? Die Schulpflicht greift dort erst ab einem Alter von sechs Jahren. Ab drei Jahren gehen die Kinder in die staatlichen Kindergärten, die eine kostenlose Vollzeitbetreuung bieten. Kleinkinder von zweieinhalb Monaten bis drei Jahren können die Eltern entweder in einer Kinderkrippe oder im eigenen Haushalt durch eine Tagesmutter betreuen lassen. Durch einen konsequenten Ausbau von Betreuungsplätzen seit den achtziger Jahren gibt es heute für 41% aller französischen Kleinkinder einen Krippenplatz. Der Mutterschaftsurlaub dauert prinzipiell 16 Wochen, kann aber zeitlich verdoppelt werden – ab dem dritten Kind bei vollem Lohnausgleich. 2002 wurde der Vaterschaftsurlaub eingeführt.Nicht verwunderlich ist, dass daher die Diskussion in Frankreich nur darüber geführt wird, die Anzahl der Krippenplätze zu erhöhen.

Deutliche Unterschiede zwischen Deutschland und Frankreich herrschen auch in den Einstellungen zu Kindern, in den Rollenbildern aber auch in den Möglichkeiten, Familie und Beruf miteinander zu vereinbaren. Die Ergebnisse einer Anfang Mai 2007 erschienenen Befragung des Instituts für Demoskopie Allensbach sprechen Bände. Erstmals wird aufgezeigt, dass sich schon das Selbstbild in beiden Ländern deutlich unterscheidet. Nur jeder vierte Deutsche hält sein Land für kinderfreundlich, in Frankreich sind es hingegen 80 Prozent der Bevölkerung. Weiterhin ist jede zweite Französin, aber nur jede fünfte deutsche Frau der Meinung, dass Nachwuchs und Beruf sich gut miteinander vereinbaren lassen.Sehr unterschiedlich wird auch die Frage beurteilt, ab welchem Alter die Kinder in einer Kinderkrippe betreut werden können. Nur jede zehnte deutsche Frau hält es für ratsam, ihr Kind mit weniger als einem Jahr in die Krippe zu geben. Dagegen hat jede zweite Französin kein Problem damit.

Bundesfamilienministerin Ursula von der Leyen (CDU) will mehr Betreuungsplätze für Kinder unter drei Jahren schaffen. Bis 2013 sollen die Betreuungsplätze von derzeit 250 000 auf rund 750 000 verdreifacht werden. So könnten etwa 35 Prozent der Kleinkinder betreut werden, derzeit sind es rund zwölf Prozent.Streit gibt es jedoch über die Finanzierung. Die große Koalition hat sich im Koalitionsausschuss in Berlin am 14. Mai 2007 geeinigt, vom Jahr 2013 an in Deutschland einen Rechtsanspruch auf einen Krippenplatz für alle Kinder unter drei Jahren zu gewähren. Ein Drittel der Gesamtkosten von rund zwölf Milliarden Euro wird der Bund übernehmen und dabei sich nicht nur an den Investitions-, sondern auch an den Betriebskosten beteiligen. Offen ist aber noch, auf welchem Wege sich der Bund am Ausbau der Krippen beteiligt und wo das Geld herkommen soll. Die Koalition vereinbarte zudem ein Betreuungsgeld, das ab 2013 Eltern erhalten sollen, die ihr Kind in den ersten Lebensjahren zu Hause erziehen.Endlich ein Hoffnungsschimmer für alle jungen Frauen, die weder auf Beruf noch auf Kinder verzichten wollen. Vielleicht ändert sich so auch eines Tages das Selbstverständnis?

Carole Dewez